

Il y a quelque chose de profondément troublant dans l’idée qu’une loi régissant l’esclavage puisse encore figurer dans les textes juridiques en 2026. Non pas comme une loi encore appliquée, et certainement pas comme une politique moderne, mais simplement présente, jamais officiellement abrogée, dans les archives du droit français.
Telle était la réalité du Code Noir jusqu’au 28 mai 2026, date à laquelle l’Assemblée nationale française a finalement voté son abrogation. Le résultat fut sans appel : 254 voix pour, aucune contre.
Le Code Noir fut promulgué par le roi Louis XIV en 1685. Pendant des siècles, il régit la vie des personnes réduites en esclavage dans les colonies françaises. Ce texte constituait un véritable modèle de brutalité institutionnalisée, qualifiant les êtres humains de « biens meubles » pouvant être transmis par héritage, imposant la conversion forcée au catholicisme et prévoyant des châtiments barbares, tels que la mutilation des oreilles ou le marquage au fer rouge en cas de tentative de fuite.
La France a officiellement aboli l’esclavage en 1848. En 2001, elle est devenue le premier pays à reconnaître par la loi la traite négrière comme un crime contre l’humanité. Pourtant, durant toutes ces années et malgré des siècles de réformes juridiques, personne n’avait officiellement abrogé la loi originale de 1685.

Dans les villages reculés d’Afghanistan, les Maisons de santé familiale dirigées par les communautés offrent des soins vitaux aux mères et aux enfants. Malgré de sévères restrictions et la dégradation du système de santé, les femmes afghanes, qui travaillent comme sages-femmes communautaires, utilisent des outils numériques et des cliniques locales pour garantir des accouchements sûrs. Cet article met en lumière le travail essentiel de l’UNFPA, de l’AADA et de la Maternity Foundation pour soutenir et autonomiser ces travailleuses de première ligne, et explique comment la communauté internationale peut contribuer à leur mission.

Pledge4Peace.org
September 23, 2026

Alors que le 18ᵉ Sommet des BRICS s’ouvre à New Delhi, les dirigeants du bloc élargi de 10 pays sont confrontés à la tâche considérable de répondre à l’instabilité mondiale, notamment au conflit croissant entre les États-Unis et l’Iran. Dans le contexte de négociations diplomatiques à forts enjeux, Pledge4Peace appelle les citoyens à exiger des solutions pacifiques.
Si le vote unanime de la semaine dernière met fin à une importante anomalie juridique, il ouvre également un débat beaucoup plus vaste sur la responsabilité historique, le racisme systémique et la nécessité incontestable de réparations matérielles.
Le vote unanime de l’Assemblée nationale constitue une première étape essentielle. Le Sénat doit encore approuver l’abrogation avant qu’elle ne devienne officiellement loi, une démarche soutenue par le président Emmanuel Macron dès la semaine précédant le vote.
Pour les parlementaires représentant les territoires français d’outre-mer, ce moment fut particulièrement chargé d’émotion. Max Mathiasin, député de la Guadeloupe et principal défenseur du projet de loi, a fondu en larmes dans l’hémicycle tandis que ses collègues levaient la main pour voter.
Steevy Gustave, député écologiste dont le père est né en Martinique, a résumé toute la portée historique de ce moment en déclarant :
« Nous ne sommes pas les descendants d’esclaves. Nous sommes les descendants d’êtres humains qui sont nés libres avant d’être réduits en esclavage. »
Les mots ont leur importance. Dès le départ, ce vote a été présenté comme un geste hautement symbolique, mais ses limites ont également été largement soulignées. Abroger une loi obsolète vieille de plusieurs siècles est relativement facile pour un État moderne. Réparer les conséquences économiques transmises de génération en génération l’est beaucoup moins.
La France fut historiquement le troisième plus grand négrier d’Europe, derrière le Royaume-Uni et le Portugal. Entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle, plus d’un million d’Africains furent déportés à bord de navires français, principalement vers les plantations des Caraïbes.
Pour de nombreux militants, l’abrogation du Code Noir relève davantage d’un acte administratif que d’une réponse aux réalités actuelles. L’activiste Dieudonné Boutrin a déclaré sans détour que cette abrogation « ne change rien. Les personnes noires sont toujours perçues de la même manière. » Avec plusieurs organisations de défense des droits civiques, il réclame un véritable programme de réparations destiné à lutter contre le racisme systémique et les inégalités éducatives.
Serge Letchimy, responsable politique martiniquais, est allé encore plus loin. Évoquant les « dommages historiques, culturels, sociaux, économiques et psychologiques durables » causés par la colonisation, il a mis en avant un plan en dix points élaboré par la CARICOM (Communauté des Caraïbes). Ce programme prévoit notamment d’importants investissements dans les systèmes de santé, des transferts de technologies et l’annulation totale de la dette des pays en développement.
Lorsqu’il est question de réparations françaises, Haïti demeure l’exemple le plus frappant et le plus tragique de l’extorsion coloniale.
Après avoir mené une révolte historique et obtenu son indépendance en 1804, Haïti fut confrontée à un ultimatum dévastateur. En 1825, sous la menace d’une guerre et d’un blocus naval, la France obligea la jeune nation à verser des centaines de millions de francs à ses anciens colonisateurs en guise de « réparations » pour la perte de leurs « biens », c’est-à-dire de la main-d’œuvre réduite en esclavage.
Pour survivre, Haïti dut contracter des emprunts internationaux à des taux d’intérêt exorbitants uniquement afin de financer ces paiements imposés. Le pays demeura financièrement étranglé pendant plus d’un siècle et ne parvint à rembourser entièrement cette dette qu’en 1952. Les milliards de dollars extraits de son économie ont privé Haïti des ressources nécessaires pour construire des écoles, des hôpitaux et des infrastructures essentielles. Ce pillage historique continue encore aujourd’hui d’influencer les difficultés géopolitiques du pays.

Le vote unanime en faveur de l’abrogation du Code Noir n’est pas un geste insignifiant. Il a officiellement mis fin à une anomalie juridique qui aurait dû disparaître dès 1848. Mais les parlementaires qui ont pleuré dans l’hémicycle et les militants rassemblés à l’extérieur semblent défendre deux combats différents : les uns cherchent à corriger le récit historique, tandis que les autres veulent réparer les blessures profondes qui demeurent ouvertes aujourd’hui.
Une nation ne peut pas simplement effacer ses archives et proclamer la paix. La véritable justice exige des responsabilités, des réformes structurelles et un engagement concret à réparer les dommages du passé.
En tant que citoyens du monde, nous ne pouvons pas attendre des siècles pour que les institutions finissent par agir. La protection des droits humains et la promotion de la paix internationale nécessitent une mobilisation citoyenne forte et constante. Si nous voulons mettre fin aux injustices systémiques et aux conflits qui persistent à travers le monde, nous devons adresser aux responsables politiques un message qu’ils ne pourront ignorer.
Votre voix est votre pouvoir. Quittez le rôle de simple observateur et agissez dès aujourd’hui pour défendre les droits humains. Rejoignez des milliers de citoyens du monde qui réclament justice, responsabilité et résolution des conflits internationaux.
Contribuez à la paix mondiale et votez dès aujourd’hui pour nos campagnes actives en faveur des droits humains sur pledge4peace.org/campaigns

Pledge4Peace.org
September 18, 2026